
COMMUNIQUES
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Dernière mise à jour le 28/05/2012
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Remplacements de courte durée : s'opposer au Décret de Robien
Tous les établissements de notre Académie connaissent une
rentrée difficile. A de nombreux endroits, les collègues refusent
d’effectuer des HSA car ces dernières sont censées suppléer aux
suppressions injustes de postes d’EPS. Très peu d’établissements n’ont
pas été touchés par une de ces suppressions au cours des dernières
années. A côté des HSA, un autre dispositif a été mis en place pour
faire passer la pilule : remplacements de courte durée dits
« remplacements de Robien ». Le décret n° 2005-1035 du 26.08.2005. en
régit les principes et la note de service n° 2005-130 du 30.08.2005.
précise la mise en œuvre. Nous rappelons ici la position du SNEP.
Andjelko SVRDLIN, pour le bureau académique
Le point sur la coordination
en EPS
« 1 heure supplémentaire par
établissement si celui-ci compte 3 ou 4 enseignants d’éducation physique
et sportive assurant au moins 50 heures dans cette discipline (y compris
les heures effectuées dans les sections d’éducation spécialisée). 2 heures
supplémentaires par établissement si celui-ci compte plus de 4 enseignants
d’éducation physique et sportive.
Toutefois, dans les collèges et
lycées assurant l’horaire obligatoire d’éducation physique et sportive,
l’enseignant coordonnateur pourra demander une décharge de service se
substituant au paiement de ces heures supplémentaires pour un volume
équivalent. »
Vincent Mocquet
A propos des conseils pédagogiques…
Selon la position
adoptée au Conseil Délibératif National Elargi (CDNE) au mois de
septembre 2006 le SNEP adopte la position suivante vis-à-vis de la mise
en œuvre du Conseil pédagogique dans les établissements : Le SNEP est
favorable à la mise en place d'une instance démocratique professionnelle
maîtrisée par les enseignant-es eux mêmes. Elle aurait, entre autre,
comme objectif de favoriser le travail en équipe
Rappelons que peu de
disciplines disposent de moyens statutaires pour se coordonner et que
rien n'est prévu pour la coordination par niveau de classe ou
inter-disciplinaire.
Une telle structure
nécessite un fonctionnement démocratique, la présidence de droit par le
chef d'établissement n’en est pas le meilleur garant.
Certaines
organisations syndicales proposent de s'opposer à sa mise en place.
Le SNEP met en débat
une démarche différente consistant à investir ce dispositif pour lui
donner une autre orientation ; en s’appuyant sur le texte de la circ. de
rentrée :"Le texte législatif laisse une marge d'appréciation en ce qui
concerne la composition, le fonctionnement et les attributions de ce
conseil."
-
Le conseil
pédagogique peut être un lieu de défense des disciplines et
enseignements, un lieu d’avancées du débat pédagogique dans
l’établissement. selon sa composition, les thèmes traités, le rapport de
force mis en place. Les sujets traités doivent pouvoir être choisis par
l’équipe éducative.
-
Les membres de ce
conseil doivent être élus démocratiquement par leurs collègues. "Il
appartient à chaque établissement (et donc pas seulement au chef
d'établissement) de déterminer la composition précise du conseil
pédagogique et les conditions de désignation de ses membres."
-
Le conseil
pédagogique doit rester un lieu de proposition sans déborder sur les
prérogatives du C.A.. Il peut donc s'ouvrir à celles et ceux qui
souhaitent y participer.
-
La mise en place des
conseils pédagogiques ne doit pas alourdir les charges des enseignants
déjà fortement augmentées par de multiples tâches, en particulier pour
les profs principaux. Des décharges horaires devraient être affectées à
cette structure.
Nous invitons les
collègues à adopter la démarche suivante concernant la constitution du
Conseil pédagogique : tous les membres de l’équipe éducative doivent
pouvoir être désignés membres de droit de ce conseil.
Projet Personnalisé de Réussite Educative
(PPRE) et EPS Nous
souhaitons attirer l’attention de la profession sur la mise en œuvre des
PPRE. Il se trouve que la majorité des établissements utilise des heures
attribuées pour les PPRE en les affectant aux disciplines
« académiques » notamment en Français et en Mathématiques. Si nous
estimons que rien ne peut remplacer l’apport original de ces matières
d’enseignement nous en pensons autant de l’EPS. Rappelons que la
bataille qu’a mené le SNEP a permis de modifier les compétences du socle
commun détaillées dans la loi Fillon. En effet, plusieurs compétences
concernent directement et indiscutablement l’EPS. Mais, une mise au
point s’impose. Le socle commun reste une vision pauvre (notamment si
nous le comparons à l’idée de culture commune) de ce que peut et doit
être ambition éducative pour tous les élèves. Or, la loi, tant qu’elle
n’est pas abrogée, est en vigueur. Les éléments ajoutés dont nous venons
de parler plus haut nous permettent de lutter
IMMEDIATEMENT afin d’améliorer les conditions d’enseignement en EPS.
Quelles sont les compétences en question ?
Dans le chapitre sur la
culture scientifique et technologique
Dans le chapitre sur la
culture humaniste
Fin de l’annexe :
La phrase
prévue : « A l’école et au collège, tous les enseignements et toutes les
disciplines ont un rôle à jouer dans l’acquisition du socle. Les
pratiques artistiques, culturelles et sportives y contribuent
également »devient :
Dans le chapitre sur les
compétences transversales liées à l’autonomie : Nous
invitons les collègues à se saisir de ces évolutions de la loi en
construisant les projets éducatifs ambitieux. Les moyens alloués aux
PPRE doivent (aussi) servir à améliorer les conditions d’enseignement et
donc les apprentissages spécifiques à l’EPS. Car, la
CIRCULAIRE N°2006-138 du 25-8-2006 précise : « Le
PPRE est constitué d’actions qui ciblent des connaissances et
des compétences précises. C’est un programme
adapté aux besoins de chaque élève, qui s’appuie sur les compétences
acquises ». Nous vous
invitons à faire le lien entre ce passage, la compétence de « savoir
nager » et la
Circulaire N°2004-139
du 13 juillet 2004 encadrant l’enseignement de la
natation afin de réclamer légitimement des moyens PPRE pour assurer, à
la fois, le progrès et la sécurité en EPS.
Le SNEP Aix
Marseille estime les moyens nécessaires à deux heures par niveau
de classes en limitant le nombre de divisions à huit. Au-delà, nous
pensons que les moyens doivent être améliorés. De cette façon un
enseignant pourrait être affecté « en surnombre » par rapport au nombre
de classes afin de prendre en charge les non nageurs. Il est évident que
les moyens à réclamer sont calculés en fonction du nombre réel des non
nageurs. Prenez
connaissances dès maintenant avec le
texte organisant les PPRE Pour tout
autre projet et revendication contactez à volonté les responsables du
SNEP. Nous soutiendrons votre combat car c’est le notre.
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